L’officine rose : un nouvel espace à découvrir au Musée

À découvrir au Musée… L’OFFICINE ROSE de la Famille ANDRÉ
Aujourd’hui déplacée et reconstituée à l’identique, l’officine a trouvé une place paisible dans le Musée, une retraite bien méritée ! Autrefois, médecine et pharmacie se confondaient et s’exerçaient par le même personnage. Tel était le régime du médecin !

L’officine (de couleur grise à l’époque) fut installée dès les années 1920 dans la salle de repassage de la demeure familiale située à Cul des Sarts à l’initiative du père du Docteur Georges ANDRÉ, lui-même « médecin de campagne ». Ce dernier menait d’une main de maître sa carrière tantôt sillonnant les chemins de nos campagnes au rythme des saisons tantôt s’affairant aux préparations multiples de l’officine secondé par son épouse. Malheureusement décédée dans les années 1940, cette tâche fut alors confiée à un de ses enfants, sa fille Gabrielle. Quant à son fils Georges, il poursuivait ses études de médecine à Liège. Dans les années 50, Georges ANDRÉ fils revint à Cul des Sarts dans la demeure familiale, diplôme en main, marié et papa d’un premier enfant, Georges Marc et ce afin de venir en aide à son père et dessiner une aile médicale. Gabrielle, de son côté, était partie pour l’Afrique. Les années passèrent, la famille grandissait, en 1955 naissance de Barbara et en 1957 Carole vit le jour. Madame ANDRÉ après son rôle d’épouse et de mère se voit aussi assumer, aux côtés de son mari, l’organisation répétitive au bon fonctionnement de l’officine : préparations minutieuses (au cas par cas) de sirops, onguents, suppositoires, cachets à l’aide du pilulier, pommades et lotions diverses soigneusement préparés sans relâche à demeure par notre dévouée Madame ANDRÉ, Émilie MARTIN de son petit nom. Notons que le camphre, l’oxyde de zinc, l’éosine ou le permanganate (plaies) pour en citer quelques uns figuraient parmi les principaux produits utiles au quotidien. D’autres tâches lui étaient attribuées comme l’accueil des patients, le quartier médical dont les travaux furent réalisés den 1958 se déclinait autour d’un couloir et de pièces diverses dont une salle d’attente, mais aussi comme assistante médicale ou dans le rôle de la sage femme et du suivi des bébés et mamans ! Toute une organisation médicale rurale reliée par le 3 à Cul des Sarts via la centrale téléphonique. Chaque geste en son temps et un temps pour chaque geste !
UNE OFFICINE ROSE : dès sa création structurée autour d’une boiserie de couleur rose, tel fut le souhait d’Emilie, aménagée d’une multitude de tiroirs, d’étagères où se côtoient une batterie de pots d’Apothicaire, de fioles, mesures et boîtes au contenu varié soigneusement étiquetées, d’un comptoir débordant d’une foule d’accessoires ou ustensiles tels le Trébuchet (balance), les pillons et mortiers, les piluliers, compte-gouttes, seringues, boîtes d’étiquettes, téléphone, agenda…Et le précieux livre vert posé sur le comptoir qui tel « un grimoire » rapportait de chaque jour son lot d’écritures aux travers des annotations précises rédigées par Madame ANDRÉ à propos des ordonnances et remèdes délivrés à chaque patient. Une étagère posée resserre les livres de Pharmacopée renfermant tous les secrets des remèdes, dosages et mélanges d’apothicaire comme le fameux sel anglais prescrit en cas de constipation opiniâtre…L’armoire à sirops variés organisée avec méthode définissait à elle seule la passion d’Emilie pour son travail soigné !
Quant à la mallette du Docteur ANDRÉ…toujours prête, fidèle et « bourrée » de remèdes qui feront le bonheur des malades visités à domicile !
L’officine fermera en 2005 suite à l’arrêt des activités du Docteur ANDRÉ. Fidèle à son amie Emilie, gardienne de ses gestes et souvenirs elle vous attend, aujourd’hui, au Musée pour les partager avec vous !…À suivre, les Docteurs Georges ANDRÉ (père et fils), histoires de médecins de campagne…

Share on FacebookPartager
2015-02-24T08:17:08+00:00